Avec son Évangile selon Saint-Luc manuscrit et enluminé, Didier Michault nous replonge dans l'enfance.

Pas seulement celle du Christ, que cet Évangile est le seul à développer, mais aussi dans la nôtre, celle des "livres à images", portail magique de la lecture.

Mais que cette fausse simplicité ne nous trompe pas : la patiente graphie du texte, la minutie du dessin au pinceau, le format miniature des vignettes, l'exactitude des détails qui fait mieux que la photographie, la familiarité des sujets - fleurs, oiseaux, visages - sont les témoins d'autre chose.

Acceptons donc de nous laisser prendre par cette oeuvre. Écoutons-la de tous nos yeux. Laissons-nous pénétrer par sa musique.

Bernard Busser

Pourquoi avoir choisi l'Évangile selon Saint-Luc ?

Mon histoire personnelle et ma démarche spirituelle m'ont amené à vouloir enluminer un évangile comme un témoignage de la Parole, à travers une expression artistique.

J'ai choisi Saint-Luc pour deux raisons :

- c'est l'Évangile qui me touche le plus et offrant une richesse de thèmes propres à être représentés. Parmi ces thèmes, figure le cycle de l'enfance du Christ que j'ai achevé.

- selon la tradition, Luc était le patron des peintres.

La traduction qui m'a satisfait est celle de soeur Jeanne d'Arc (dominicaine bibliste de renom international ~ 1911~1993), par sa pertinence, son rythme et surtout par son oralité.

 

Quels ont été les choix techniques ?

Afin de réaliser cet Évangile, j'ai adapté ma technique de peinture à l'huile. Le support est un papier Arches épais et lisse (sans adjuvant chimique dans un but de conservation) et tout est peint au pinceau (principalement des pinceaux de repique utilisés pour retoucher les photos), textes comme illustrations, avec emploi de la feuille d'or (voir page technique pour plus de détails). Concernant la calligraphie, le choix de caractères sobres et lisibles (adaptation d'une référence du XV ème siècle) facilite la lecture du texte.

Pour éviter des erreurs irrémédiables, l'intégralité de la page (au format 32x38) est composée au préalable au crayon à papier.

Je vous propose une dizaine de pages sur les 34 que compte actuellement l'Évangile...

 

Le boeuf ailé est la représentation iconographique traditionnelle du symbole associé à l'Évangéliste Luc, comme l'ange pour Saint-Mathieu, le lion pour Saint-Marc et l'aigle pour Saint-Jean.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lys est traditionnellement associé à l'Ange de l'Annonciation lorsqu'il se présente à la Vierge. Il symbolise la pureté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici, l'Ange remonte vers le Ciel, emportant l'acceptation de la Vierge pour enfanter le Fils de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Visitation, rencontre de la Vierge Marie avec sa cousine Élisabeth, qui attend comme elle, une prochaine naissance, celle de Jean-Baptiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Magnificat, chant d'exultation et de louange de la Vierge, traditionnellement chanté aux Vêpres, en fin de journée.

 

 

 

 

 

 

 

Suite et fin du Magnificat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'annonce au berger de la naissance du Messie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vieillard Syméon qui attendait la venue du Messie pour voir, enfin, son souhait exaucé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le prophète Jean-Baptiste, représenté d'une façon contemporaine, prépare la venue du Christ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après son baptème par Jean-Baptiste dans le Jourdain, le Christ prie dans le désert.

La manifestation divine proclame : "Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré."

 

 

 

 

 

 

 

 

La généalogie du Christ ci-contre établit sa filiation terrestre jusqu'à Dieu.

Celle de Luc est moins connue que celle de Mathieu, lue la veille de Noël, cette dernière partant de Dieu pour aller jusqu'à Jésus..

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite et fin de la Génalogie.